En Guadeloupe, la préfecture hausse le ton face aux cas récurrents de maltraitance animale. Dans un message ferme, les services de l’État rappellent que les mauvais traitements constituent une infraction pénale et qu’aucune tolérance ne sera accordée.

Des obligations claires et des sanctions prévues par la loi

La détention des chiens à l’attache est particulièrement visée. La législation encadre strictement cette pratique. Un animal attaché en permanence, sans abri adapté, sans eau, sans espace suffisant ou privé d’interactions peut être considéré comme victime de maltraitance. L’attache ne peut en aucun cas devenir un mode de garde permanent.

Lorsque l’attache est ponctuellement nécessaire, plusieurs règles s’imposent : un espace suffisant pour permettre les déplacements, un dispositif qui ne blesse pas l’animal, une longueur minimale recommandée de 2,50 mètres, un accès permanent à de l’eau propre et à une alimentation adaptée, ainsi qu’un abri contre le soleil et les intempéries. Des moments réguliers de liberté et d’interaction avec le propriétaire doivent également être assurés.

La préfecture rappelle qu’un animal est un être sensible, non un simple moyen de dissuasion ou un équipement de sécurité. Les contrevenants s’exposent à des amendes et à la confiscation de l’animal en cas de manquement caractérisé.

Dans un territoire où les associations dénoncent régulièrement les abandons et les mauvais traitements, l’État entend faire respecter la loi. Le bien-être animal n’est pas négociable et la responsabilité des propriétaires est pleinement engagée.

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