Un nouvel incident grave relance la question de la sécurité maritime aux Marquises. Samedi après-midi, un enfant de 8 ans a été mordu aux deux jambes par un requin alors qu’il se baignait avec d’autres enfants dans la baie de Hanavave, à Fatu Hiva. Sérieusement blessé, il a dû être évacué en urgence vers l’hôpital de Nuku Hiva après une première prise en charge locale et un transfert par bateau puis par hélicoptère.

Cet événement n’est malheureusement pas isolé. En l’espace de quelques semaines, plusieurs attaques ont été recensées dans l’archipel : mi-décembre à Hiva Oa, un garçon de 11 ans avait déjà été blessé aux jambes, et en novembre à Ua Pou, un homme avait été gravement mordu au bras. La répétition de ces attaques, touchant désormais des enfants, alimente une inquiétude légitime parmi les habitants.

Face à cette situation, le silence ou l’attentisme ne sont plus une option. La Polynésie française, pleinement inscrite dans la République, ne peut se contenter de constater sans agir. Information claire des populations, encadrement des zones de baignade, surveillance renforcée et décisions fondées sur la science doivent primer sur les discours idéologiques ou les postures symboliques.

Protéger les populations locales, en particulier les plus jeunes, relève d’une responsabilité régalienne. L’enjeu n’est pas de céder à la peur, mais de garantir que vivre dans les Outre-mer français ne signifie pas accepter des risques évitables. La sécurité des Marquisiens est une affaire nationale, et elle doit être traitée comme telle.

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