En partenariat avec les Hôtels Karibea

Un forum technique régional consacré au projet CARIBSAN se tiendra en Martinique du 2 au 5 février 2026. Cette rencontre marque l’entrée dans la deuxième phase opérationnelle du programme, baptisée CARIBSAN 2, qui vise à accélérer l’amélioration de l’assainissement des eaux usées en milieu tropical, à l’échelle caribéenne.

Un objectif : harmoniser les pratiques et préparer les chantiers

Dans plusieurs territoires de la zone, l’assainissement reste un point faible, entre raccordements insuffisants, réseaux vieillissants et vulnérabilité aux aléas climatiques. Des fragilités qui pèsent directement sur la santé publique, la qualité de vie, mais aussi sur les milieux aquatiques et les écosystèmes marins et côtiers.

Porté depuis 2021 par l’Office de l’Eau Martinique, avec l’Office de l’Eau Guadeloupe et des partenaires scientifiques et techniques régionaux, CARIBSAN mise sur le partage de savoir-faire et des solutions adaptées aux contraintes tropicales. Pendant quatre jours, ingénieurs, techniciens et institutions partenaires échangeront sur la conception, la construction et le suivi des stations d’épuration, avec un cap clair : capitaliser sur les retours d’expérience, renforcer les compétences et poser les bases concrètes du déploiement de CARIBSAN 2.

Le projet s’appuie sur une solution dite fondée sur la nature : des filtres plantés de végétaux, notamment l’héliconia, une plante locale aussi appelée « oiseau du paradis ». Déjà testée lors de la première phase en Martinique et en Guadeloupe, cette approche est pensée pour résister aux conditions tropicales et aux événements météorologiques extrêmes, tout en restant soutenable sur le long terme.

CARIBSAN 2 prévoit la construction de trois stations d’épuration à filtres plantés à la Dominique, à Sainte-Lucie et à Cuba d’ici 2027. Le programme inclut également un volet de recherche botanique partagé, ainsi que des actions de formation et de sensibilisation. Après une première phase dotée de 2,7 millions d’euros, qui a notamment permis de former plus de 200 professionnels, cette deuxième étape vise une montée en puissance opérationnelle, avec un budget global estimé à près de 7 millions d’euros, financé notamment par Interreg Caraïbes, des cofinancements européens, l’Agence française de développement et les Offices de l’Eau.

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