La justice a tranché. Deux hommes ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Fort-de-France pour la destruction volontaire de huit radars automatiques, incendiés entre la fin de l’année 2024 et le courant de l’année 2025, dans un contexte de violences urbaines ayant durement frappé la Martinique.
Les faits s’inscrivent dans une vague de dégradations particulièrement ciblée contre les équipements de sécurité routière. À la suite des émeutes de fin 2024, les radars fixes ont été pris pour cible de manière répétée, jusqu’à entraîner la destruction quasi totale du parc existant sur l’île. Ces actes, loin d’être isolés, se sont poursuivis tout au long de l’année suivante, au mépris de l’ordre public et de la sécurité des usagers de la route.
Une enquête rigoureuse et des aveux sans ambiguïté
Saisie de ces destructions, la justice a ouvert une enquête sous l’autorité du parquet de Fort-de-France. Les investigations ont été menées par l’Escadron départemental du contrôle des flux de la gendarmerie, qui est parvenu à identifier et interpeller deux suspects le 13 janvier dernier. L’un d’eux était déjà incarcéré pour d’autres faits, illustrant un profil de délinquance bien ancré.
Placés en garde à vue, les deux hommes ont reconnu leur implication dans l’incendie de huit radars automatiques répartis sur plusieurs axes du territoire martiniquais. Ils ont été présentés dès le lendemain devant le tribunal et jugés dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, permettant une réponse pénale rapide et ferme.
Une réponse judiciaire ferme pour réaffirmer l’autorité de l’État
Le tribunal a condamné les deux prévenus à des peines de prison. L’un a été condamné à six mois d’emprisonnement ferme. Le second a écopé d’une peine de douze mois, dont six assortis d’un sursis. Des sanctions qui viennent rappeler que la destruction d’équipements publics, financés par la collectivité et destinés à protéger les citoyens, ne saurait rester impunie.
L’État, représenté par le préfet de la Martinique, s’est constitué partie civile. Une audience ultérieure, fixée au 25 février prochain, devra déterminer le montant des dommages et intérêts liés à ces actes de vandalisme.
Au-delà de ces condamnations, cette affaire souligne la nécessité d’une fermeté constante face aux violences urbaines et aux attaques contre les symboles de l’autorité publique. La protection des infrastructures, le respect de la loi et l’application de sanctions effectives sont des conditions indispensables au rétablissement durable de l’ordre et de la sécurité en Martinique, comme dans l’ensemble des Outre-mer français.




