La mort d’un homme de 72 ans au centre de secours de Trinité provoque une vive réaction dans le monde hospitalier martiniquais. Conduit sur place par son épouse alors qu’il souffrait de douleurs thoraciques, le septuagénaire est décédé dans la nuit de vendredi à samedi malgré l’intervention des secours.
Son épouse l’avait transporté au centre de secours aux alentours de 2 h 15. Le décès a été constaté à 3 h 19. Les circonstances précises de sa prise en charge ne permettent pas, à ce stade, d’établir un lien de causalité entre l’organisation locale des urgences et son décès.
L’UGTM Santé met en cause la fermeture des urgences
Dimanche, l’UGTM Santé a réagi publiquement au drame. Le syndicat établit un lien entre cet événement et la fermeture depuis le début du mois de juillet du service d’urgences de l’hôpital Louis-Domergue de Trinité, décidée en raison d’un manque de médecins. Le syndicat rappelle également que la victime était un ancien agent hospitalier ayant travaillé au sein de cet établissement. Cette prise de position appartient toutefois à l’UGTM Santé. Les éléments disponibles ne permettent pas de déterminer ce qui se serait produit si le service d’urgences avait été ouvert au moment des faits.
Une question d’accès aux soins dans le nord de l’île
Au-delà de ce cas individuel, l’affaire remet au premier plan les difficultés rencontrées par le système de santé martiniquais. La fermeture d’un service d’urgences modifie directement les parcours de prise en charge des habitants, particulièrement lorsque les distances avec d’autres établissements rallongent les temps de trajet. Le manque de médecins constitue donc un problème concret de continuité des soins. La question est désormais de savoir comment rétablir durablement une offre médicale permettant aux habitants du nord de la Martinique d’accéder à des soins d’urgence dans des conditions satisfaisantes.


