Martinique : la présidente de la Cour des comptes au chevet du secteur médico-social

Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, s’est rendue en Martinique pour rencontrer les dirigeants d’Ehpad et de structures d’accompagnement des personnes âgées. Un déplacement placé sous le signe de l’égalité républicaine et du bon usage des deniers publics.
La visite était attendue. Amélie de Montchalin, première présidente de la Cour des comptes, a effectué mercredi un déplacement en Martinique, dans le cadre d’une tournée aux Antilles. Au programme notamment : un échange avec les professionnels de la prise en charge des personnes âgées, dirigeants d’Ehpad et responsables de structures d’accompagnement.
D’emblée, la magistrate a tenu à dissiper tout malentendu sur la nature de sa présence dans l’île. « Ma visite n’est pas un privilège, c’est une visite d’égalité », a-t-elle affirmé, fixant ainsi le cap de son déplacement. Un message fort, adressé autant aux professionnels locaux qu’aux institutions : les territoires ultramarins ne sont pas une périphérie de la République, mais en constituent une composante à part entière, soumise aux mêmes exigences de transparence et de rigueur.
« L’argent public est également contrôlé, que l’on soit en Martinique, en Guadeloupe, à Lyon, à Marseille, à Paris. Il y a égalité entre les Français dans l’usage de leurs impôts, et tous les Français, où qu’ils résident, doivent avoir la confiance dans le fait que l’on cherche… », a poursuivi Amélie de Montchalin, soulignant la vocation universelle du contrôle exercé par la Cour.
Ce déplacement intervient dans un contexte où le secteur médico-social martiniquais fait face à des défis structurels importants, liés notamment au vieillissement accéléré de la population et aux difficultés de financement des établissements. La rencontre avec les acteurs de terrain offre à la Cour des comptes une occasion précieuse d’appréhender les réalités locales, au-delà des seuls chiffres transmis depuis Paris.
Pour les professionnels du secteur, cette attention portée par la plus haute juridiction financière de France constitue un signal positif : celui d’une institution qui reconnaît les spécificités ultramarines tout en réaffirmant l’unité du cadre républicain dans lequel elles s’inscrivent.


