Réunis en séance plénière ce lundi 5 janvier, les élus de l’Assemblée de Martinique ont adopté à l’unanimité la création d’une autorité unique chargée de l’eau et de l’assainissement. Une décision structurante, attendue de longue date, qui marque une étape majeure dans la réorganisation de services publics essentiels pour les Martiniquais.
Ce vote unanime ouvre la voie à la mise en place d’une gouvernance centralisée dans un secteur historiquement fragmenté, souvent pointé du doigt pour ses dysfonctionnements, ses ruptures de service et ses inégalités territoriales. Pour la Collectivité territoriale de Martinique, il s’agit d’une décision qualifiée d’historique, destinée à apporter des réponses durables à une problématique devenue prioritaire pour la population.
L’adoption de cette délibération intervient après plusieurs années de constats alarmants sur l’état des réseaux, la qualité du service et la difficulté à coordonner efficacement les différents acteurs. Jusqu’ici annoncée mais jamais concrétisée, cette autorité unique devient désormais un projet engagé, porté collectivement par l’ensemble des élus de l’île.
Une réforme de fond pour moderniser un service vital
Avec cette nouvelle structure, la Martinique entend renforcer la gouvernance globale du service public de l’eau, améliorer la continuité et la qualité de la distribution, et garantir une meilleure équité entre les territoires. L’objectif affiché est également de mutualiser les moyens humains, techniques et financiers, afin de sortir d’une gestion morcelée et coûteuse.
Les élus ont également profité de cette séance plénière pour se prononcer sur des orientations majeures en matière énergétique, visant à mieux maîtriser la consommation et à développer les énergies renouvelables. Une cohérence assumée entre gestion de l’eau, de l’énergie et des grandes infrastructures publiques.
Après les déchets et les transports, l’eau et l’assainissement deviennent ainsi un nouveau pilier de l’action publique martiniquaise appelé à être piloté de manière unifiée. Cette réforme, si elle est menée avec rigueur et constance, pourrait marquer un tournant décisif pour la modernisation des services publics locaux et le rétablissement de la confiance des usagers, dans un territoire où l’accès à l’eau demeure un enjeu de dignité et de souveraineté républicaine.




