Ce mardi 6 janvier 2026 s’ouvre devant la cour d’assises de Fort-de-France le procès de Sylvain Kereneur, accusé d’avoir tué sa concubine, Karina Antunes Gama De Sousa. Quatre jours d’audience sont prévus pour revenir sur un crime particulièrement grave, survenu en février 2020 et qui a profondément marqué les territoires concernés.
Le corps de Karina Antunes Gama De Sousa, jeune femme franco-brésilienne âgée de 22 ans, avait été découvert sans vie le 15 février 2020, dans une zone forestière située près de Cacao. Les circonstances du décès avaient immédiatement conduit à l’ouverture d’une enquête criminelle confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Guyane.
Une enquête longue et un accusé déjà connu de la justice
Après quinze mois d’investigations, les enquêteurs avaient procédé à l’arrestation de Sylvain Kereneur dans le sud de l’Hexagone. Lors de ses auditions, l’homme avait reconnu être l’auteur des faits, tout en affirmant qu’il s’agissait d’un drame accidentel, survenu à l’issue d’une dispute ayant dégénéré.
Durant les audiences, la cour d’assises reviendra en détail sur le déroulement des faits, le profil de l’accusé et les éléments matériels réunis au cours de l’instruction. Le dossier fait également ressurgir une affaire ancienne et troublante. Le mode opératoire décrit par Sylvain Kereneur rappelle en effet le meurtre de Camila Marques Pereira, une autre jeune femme d’origine brésilienne, tuée en 2006, dont le corps avait été retrouvé calciné dans une décharge à Matoury.
Dans cette affaire, Sylvain Kereneur avait été un temps considéré comme le principal suspect, avant d’être finalement mis hors de cause après une période d’incarcération. Ce passé judiciaire, bien que distinct, sera scruté avec attention au cours des débats.
Ce procès s’inscrit une nouvelle fois dans le contexte dramatique des violences conjugales et des féminicides, rappelant l’impérieuse nécessité d’une réponse judiciaire ferme et rigoureuse face à ces crimes qui frappent aussi les territoires ultramarins.




