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Le tribunal de Fort-de-France a examiné, vendredi 27 février, quatre dossiers de violences, dont deux à caractère sexuel et une affaire de maltraitances sur mineurs. Ces comparutions immédiates interviennent dans un contexte de hausse persistante des violences intrafamiliales et sexuelles sur le territoire.

Dans un premier dossier, un homme de 36 ans était poursuivi pour des violences avec arme sur un tiers, qu’il aurait blessé au thorax avec un couteau, ainsi que pour des menaces de mort et des violences avec arme à l’encontre de sa mère. Déjà connu de la justice, il a été condamné en état de récidive légale à 24 mois d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans avec obligation de soins. Il a été maintenu en détention.

Une autre affaire concernait une femme de 77 ans qui avait dénoncé des agressions sexuelles et des violences commises par un homme de 40 ans qu’elle hébergeait. Le prévenu, qui contestait les faits sexuels, a été reconnu coupable et condamné à deux ans d’emprisonnement avec maintien en détention.

Récidive pour des violences familiales

Le tribunal a également jugé un couple de 27 ans pour des maltraitances sur leurs quatre enfants, signalées par l’Aide sociale à l’enfance. Déjà connus pour des faits de violences sur mineur et privation de soins, ils ont été condamnés en récidive : le père à 18 mois d’emprisonnement, assortis de six mois supplémentaires au titre de la révocation d’un sursis probatoire ; la mère à 24 mois d’emprisonnement. Tous deux ont été maintenus en détention et se sont vu retirer l’autorité parentale.

Enfin, une agression sexuelle sous la menace d’un couteau, survenue le 24 février à Dillon, a conduit à la condamnation d’un homme déjà connu des services de police. Reconnu coupable d’agression sexuelle aggravée, de violences avec arme, de dégradation et de port d’arme de catégorie D, il a été condamné à deux ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt, ainsi qu’à quatre mois supplémentaires liés à la révocation d’un sursis.

Selon le bilan 2025 de la délinquance en Martinique, les violences intrafamiliales représentent 40 % des victimes de violences recensées. Les violences sexuelles ont augmenté de 7,8 % en un an, confirmant une tendance préoccupante sur le territoire.

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