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En Martinique, à l’approche des municipales de mars 2026, le constat reste clair : il y a très peu de femmes à la tête des communes. Sur les 34 communes de l’île, seules 6 sont actuellement dirigées par une femme, soit 18% des maires.

Ces six mairesses sont :
Jenny Dulys-Petit (Morne-Rouge)
Marie-Thérèse Casimirius (Basse-Pointe)
Annick Comier (Fonds-Saint-Denis)
Aurélie Nella (Ducos)
Angèle Serbin (Morne-Vert)
Patricia Telle (Trinité)

À noter : deux d’entre elles, Angèle Serbin et Patricia Telle, sont devenues maires en cours de mandat, après le retrait des têtes de liste masculines élues en 2020, en application de la loi sur le cumul des mandats.

Une parité sur les listes… mais pas forcément chez les maires

Depuis 2013, la parité est obligatoire sur les listes municipales dans les communes de plus de 1 000 habitants. En Martinique, seules trois communes n’étaient pas concernées jusque-là (Grand-Rivière, Macouba, Fonds-Saint-Denis).

Mais changement majeur : avec la loi du 21 mai 2025, la parité stricte alternée femme/homme s’applique désormais à toutes les communes, sans exception. Les 34 communes martiniquaises sont donc soumises à cette obligation.

Pour autant, cette parité sur les listes ne garantit pas une hausse du nombre de femmes maires : tout dépend des têtes de liste, et surtout des résultats.

Quelles chances pour les municipales  ?

Selon les éléments évoqués, environ une vingtaine de femmes seraient aujourd’hui candidates ou prêtes à mener une liste, contre 16 en 2020. En face, plus d’une soixantaine d’hommes (hors 28 maires sortants) affichent aussi des ambitions municipales.

Conclusion : une parité réelle à la tête des communes (17 femmes maires) paraît hautement improbable. Pour y parvenir, il faudrait non seulement que les six mairesses sortantes soient réélues, mais aussi que la quasi-totalité des candidates têtes de liste l’emportent, ce qui relève d’un scénario très peu réaliste.

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