Dans le cadre de l’opération Kingia, l’État poursuit sa mobilisation contre les activités illégales à Mayotte. La préfecture a annoncé ce dimanche 19 avril la saisie de 20 embarcations, majoritairement des kwassa-kwassa faussement immatriculés.
Un renforcement des contrôles maritimes
Ces embarcations ont été interceptées lors d’opérations de contrôle visant à lutter contre l’immigration clandestine, l’insécurité et l’économie informelle. Parmi elles, l’une a été identifiée comme volée et sera conservée en attendant de retrouver son propriétaire. Les autres barques saisies sont destinées à être détruites.
Lancée le 7 avril, l’opération Kingia s’inscrit dans une stratégie plus large de reprise en main du territoire par l’État, avec le déploiement de renforts policiers et de gendarmerie.
Ces interventions rappellent l’ampleur des flux illégaux en mer, notamment via les kwassa-kwassa, régulièrement utilisés pour des traversées clandestines dans la région. Les autorités entendent maintenir la pression dans la durée, dans la lignée des opérations précédentes comme Wuambushu en 2023 ou Place Nette en 2024.
À travers ces saisies, l’État affiche sa volonté de restaurer l’ordre républicain et de lutter efficacement contre les réseaux qui exploitent ces activités illicites.



