À Mamoudzou, une opération menée par le Codaf (comité départemental anti-fraude) a permis de mettre au jour 30 logements jugés indignes et insalubres, occupés par des familles en grande précarité. L’intervention visait un “marchand de sommeil identifié” dans le quartier de M’gombani, annonce la préfecture de Mayotte.

Selon les autorités, ces logements, décrits comme des cases en tôle, présentaient des conditions d’habitat incompatibles avec la dignité humaine. La préfecture affirme que cette opération ciblée s’inscrit dans la lutte contre les réseaux qui exploitent la misère en louant des habitations insalubres à des prix souvent exorbitants.

Au cours du contrôle, plusieurs infractions ont été relevées :
travail dissimulé et emploi d’étrangers en situation irrégulière,
aide à l’entrée et au séjour d’étrangers en situation irrégulière.

Huit étrangers en situation irrégulière ont également été interpellés.

Cette affaire illustre une réalité préoccupante à Mayotte : la crise du logement, l’immigration clandestine et l’économie informelle créent un terrain favorable aux “marchands de sommeil”, qui prospèrent sur l’absence de régulation et la détresse sociale. Dans un département français, cette situation n’est pas seulement un problème social : c’est un défi régalien, qui exige une réponse ferme de l’État, à la fois contre les exploiteurs et contre les filières illégales qui alimentent ces zones d’habitat indigne.

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