Nouvelle alerte sur la qualité de l’eau à Mayotte. Ce mercredi 8 octobre, la Société mahoraise des eaux (SMAE), filiale du groupe Vinci, a annoncé que l’eau distribuée dans le village de Dzoumogné, commune de Bandraboua, présente une non-conformité bactériologique. Par mesure de précaution, les habitants sont invités à faire bouillir systématiquement l’eau avant de la boire ou de l’utiliser pour la cuisine.
Selon la SMAE, les bactéries détectées ne seraient pas liées aux récents travaux sur l’usine de potabilisation de l’Ourovéni, mais la prudence reste de mise. L’opérateur recommande de porter l’eau à ébullition, de la conserver dans un récipient propre et de la consommer dans les 48 heures. Cette mesure, simple mais vitale, vise à éliminer tout risque sanitaire immédiat.
Des analyses complémentaires seront menées dans les prochains jours afin d’évaluer la gravité de la contamination et de déterminer l’origine du problème. La levée de l’alerte ne sera effective qu’après de nouveaux contrôles garantissant un retour à la normale.
Cette nouvelle alerte illustre, une fois encore, la fragilité structurelle du réseau d’eau à Mayotte, où la population subit depuis des mois des coupures régulières et une distribution dégradée. Entre vétusté des installations, sécheresses répétées et pression démographique, la maîtrise de la ressource reste un enjeu de santé publique et de stabilité sociale. La continuité du service et la sécurité sanitaire de l’eau doivent être assurées sans délai — une exigence républicaine de base, que l’État ne peut laisser faillir dans un département français.




