Une opération judiciaire d’ampleur a été menée dans la nuit du 8 au 9 mars 2026 par les enquêteurs de l’office de lutte contre le trafic illicite de migrants de la police aux frontières. Dans le viseur des autorités, une filière organisée d’immigration clandestine entre les Comores et Mayotte, fonctionnant selon des méthodes proches de la criminalité organisée.
Une mobilisation des forces de l’ordre pour reprendre le contrôle
Les investigations ont révélé un système bien rodé de traversées illégales en kwassa. Les migrants étaient acheminés jusqu’à l’îlot de M’tsamboro avant d’être transférés vers l’île principale, contre plusieurs paiements imposés à chaque étape. Cette organisation structurée permettait de générer des revenus estimés à plus de 210 000 euros, illustrant l’ampleur économique de ces trafics.
L’opération d’interpellation a mobilisé d’importants moyens, avec l’engagement du RAID, de la BAC et de la police aux frontières. Quatre individus ont été arrêtés puis placés en détention. Lors des perquisitions, les forces de l’ordre ont saisi du matériel logistique, notamment des moteurs, des téléphones, des documents d’identité ainsi qu’une somme de 2 600 euros en espèces.
Ce démantèlement met en lumière la pression migratoire constante à laquelle Mayotte est confrontée, ainsi que l’existence de réseaux criminels exploitant la détresse humaine à des fins lucratives. Face à ces filières, la réponse de l’État reste un enjeu central pour la sécurité du territoire.
La lutte contre l’immigration illégale et les trafics associés constitue une priorité pour les autorités, dans un contexte où l’ordre public, la maîtrise des frontières et la stabilité sociale de l’île sont directement en jeu.



