Neuf cas de Mpox ont été confirmés à Mayotte depuis le début de l’année, selon le dernier bulletin de Santé Publique France publié ce 13 février. Si l’Agence régionale de santé évoquait récemment une situation « peu inquiétante », l’analyse nationale met désormais en évidence une transmission autochtone installée sur le territoire.
Une concentration des cas dans le sud de l’île
Sur les neuf cas recensés, six sont autochtones et trois importés de Madagascar. Pour cinq des six contaminations locales, un lien direct ou indirect avec un cas importé a pu être établi. Trois contaminations résultent d’un contact direct, deux autres correspondent à des transmissions dites tertiaires, c’est-à-dire via une personne contaminée localement. Ces éléments confirment l’existence de chaînes de transmission sur l’île.
La quasi-totalité des cas se situe dans le sud de Mayotte. Cinq ont été identifiés à Bouéni, deux à Bandrélé et un à Kani-Kéli. Un seul cas a été signalé à Mamoudzou. Les patients ont majoritairement entre 45 et 54 ans, avec un âge moyen de 37 ans. Cinq hommes et quatre femmes sont concernés.
Santé Publique France souligne une accélération récente avec cinq cas confirmés entre le 2 et le 8 février. L’agence estime que la situation « appelle à une vigilance accrue », compte tenu de la circulation active du virus à Madagascar et de l’apparition de cas dans d’autres îles de l’océan Indien.
Les autorités sanitaires rappellent les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique, sensibilisation des professionnels de santé et des voyageurs, isolement des cas confirmés, surveillance renforcée et vaccination des publics à risque. Dans un territoire insulaire aux flux régionaux intenses, la maîtrise rapide des chaînes de transmission demeure un impératif pour éviter une diffusion plus large du virus.




