Un groupe d’individus armés de machettes a provoqué un climat de panique ce lundi devant le lycée Gustave-Eiffel de Kahani. L’établissement a dû être brièvement confiné pour protéger élèves et personnels, illustrant une nouvelle dérive sécuritaire préoccupante à Mayotte.

La scène s’est déroulée en plein milieu de journée, aux abords immédiats d’un établissement scolaire. Huit individus, vêtus de combinaisons jaunes, se sont présentés devant le lycée de Kahani armés de machettes et de pierres, multipliant les menaces à l’encontre des lycéens et des habitants du secteur. Face au danger immédiat, la direction de l’établissement a déclenché un confinement temporaire afin de garantir la sécurité des élèves et du personnel.

Selon le rectorat, la réaction rapide des équipes éducatives a permis d’éviter tout blessé au sein du lycée. Les élèves ont été maintenus à l’intérieur des bâtiments durant quelques minutes, le temps que la situation se stabilise. Aucun membre de la communauté scolaire n’a été touché, mais la violence s’est poursuivie à l’extérieur.

Des violences qui rappellent l’urgence du rétablissement de l’ordre

Avant de quitter les lieux, les agresseurs ont blessé deux adultes à proximité immédiate du lycée. L’un a été atteint par un projectile, tandis qu’un autre a été agressé lors du vol de son scooter. La victime a pu se réfugier dans l’établissement et recevoir les premiers soins de l’infirmière scolaire, preuve que les établissements éducatifs deviennent trop souvent des zones de repli face à l’insécurité ambiante.

La gendarmerie a immédiatement été mobilisée et des recherches sont en cours pour identifier et interpeller les auteurs. Les services académiques ont apporté leur soutien aux familles et à la communauté éducative, mais cet épisode pose une nouvelle fois la question de la fermeté de la réponse publique.

À Mayotte, ces actes de violence gratuite, souvent le fait de groupes organisés, témoignent d’un affaiblissement de l’autorité et d’un climat d’impunité préoccupant. La protection des établissements scolaires, des élèves et des citoyens ne peut être négociée. Elle suppose une action déterminée de l’État, un renforcement durable de la présence des forces de l’ordre et une réponse judiciaire ferme, seule à même de restaurer l’ordre républicain et la sécurité sur l’ensemble du territoire.

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