Face à une crise de l’eau qui continue de s’aggraver, la Société mahoraise des eaux (SMAE) adapte une nouvelle fois l’organisation des tours d’eau. À compter du lundi 10 août, plusieurs villages et zones d’activité changent de secteur afin d’améliorer l’équilibre du réseau de distribution, alors que les habitants subissent désormais des coupures pouvant atteindre 42 heures consécutives.
Ces ajustements concernent notamment Kwalé, M’roalé et la zone industrielle de Longoni, dans un contexte où les réserves d’eau restent insuffisantes pour répondre à la demande sur l’ensemble du territoire.
Trois secteurs réorganisés dès le 10 août
Le principal changement concerne le village de Kwalé, situé au sud de Mamoudzou, qui quitte le secteur 2 pour rejoindre le secteur 3. À l’inverse, M’roalé, dans la commune de Tsingoni, bascule du secteur 3 vers le secteur 2, accompagné du quartier Champs de Ylangs, à Combani.
Autre évolution notable : la zone industrielle de Longoni (Vallée 3) est désormais rattachée au secteur 4, aux côtés de la zone industrielle de Kawéni. Jusqu’à présent, cette dernière bénéficiait d’un régime particulier avec des coupures limitées aux heures nocturnes afin de préserver l’activité économique.
Selon la SMAE, cette réorganisation ne devrait entraîner aucune coupure supplémentaire pour les usagers concernés et vise uniquement à optimiser la gestion des réservoirs.
Acoua toujours soumise à un régime exceptionnel
La commune d’Acoua reste dans une situation particulière. Une rupture sur une canalisation de transfert perturbe toujours l’alimentation en eau depuis plusieurs semaines.
En attendant la réparation de cette infrastructure, la commune demeure divisée entre Acoua Haut et Acoua Bas, avec un rythme particulièrement contraignant : 24 heures d’alimentation suivies de 48 heures de coupure.
Aucune date n’a été communiquée pour un retour à une situation normale.
Une crise de l’eau qui se prolonge
Depuis le 18 juillet, Mayotte applique un nouveau calendrier de distribution marqué par un durcissement des restrictions. Les interruptions d’eau, auparavant limitées à 36 heures, atteignent désormais 42 heures, conséquence directe de la baisse des ressources disponibles durant la saison sèche.
Cette nouvelle réorganisation des secteurs illustre les difficultés persistantes rencontrées par les gestionnaires du réseau pour maintenir un approvisionnement équilibré sur l’ensemble du territoire, alors que la crise de l’eau continue de peser lourdement sur le quotidien des habitants et des entreprises mahoraises.



