Bouéni : Assani Saindou revendique son bilan et vise la continuité
Devenu maire de Bouéni en décembre 2024 après la condamnation de son prédécesseur pour favoritisme, Assani Saindou est candidat aux élections municipales 2026. Invité de l’émission » Zakweli » sur Mayotte la 1ère, il défend un bilan qu’il juge solide et promet de poursuivre la modernisation de la commune.
Arrivé à la tête de la mairie à la suite du départ contraint de Mouslim Abdourahamane, Assani Saindou assure avoir assumé ses responsabilités dans un contexte délicat. Tête de liste de l’Union de la commune de Bouéni, il revendique un engagement personnel et collectif au service du sud de Mayotte.
Se présentant comme un élu de terrain, attaché à sa commune, il estime que l’équipe municipale a tenu ses engagements. Selon lui, Bouéni se porte bien et les projets engagés ces dernières années ont permis d’améliorer les infrastructures, notamment dans les domaines scolaire et sportif. Il affirme vouloir inscrire son action dans la continuité, en consolidant les investissements engagés et en poursuivant l’effort de structuration de la commune.
Modernisation et compétences transférées
Sur les dossiers plus sensibles, comme celui de l’assainissement et des pollutions affectant parfois le littoral, le maire sortant rappelle que cette compétence relève désormais du syndicat Les Eaux de Mayotte. Il souligne les contraintes démographiques et techniques qui freinent la mise en place d’un réseau d’assainissement collectif à grande échelle.
Dans un territoire où les besoins en équipements publics restent importants et où la pression démographique est forte, la stabilité de la gouvernance locale constitue un enjeu central. Assani Saindou mise sur l’expérience acquise et sur la poursuite des projets engagés pour convaincre les électeurs.
Face à lui, plusieurs candidats sont déclarés : Madi Djidji Sidi pour le Mouvement pour l’émergence du sud soroda, Mirhane Ousseni avec la liste Bouéni de demain, ainsi que Boinariziki Mohamed et Saïd El Farsi pour le Nouvel élan du sud. Le scrutin de mars dira si les habitants de Bouéni choisissent la continuité ou l’alternance.




