Les fortes précipitations de ce week-end continuent de peser lourdement sur un réseau d’eau déjà fragilisé à Mayotte. Ce lundi 26 janvier, plusieurs quartiers de Petite-Terre, Mamoudzou et Koungou ne seront réalimentés en eau potable qu’à partir de 20 heures, en raison d’une dégradation de la qualité des eaux brutes.

Selon la Société mahoraise des eaux, les pluies intenses ont fortement augmenté la turbidité des ressources captées. Les eaux chargées en sédiments ont perturbé le fonctionnement des installations de potabilisation, entraînant un ralentissement notable de la production. Une situation qui illustre, une fois encore, la vulnérabilité structurelle des infrastructures hydrauliques du territoire face aux aléas climatiques.

Des usines de potabilisation mises en difficulté

Les secteurs concernés sont notamment Mamoudzou centre, Doujani, M’tsapéré Bonovo, Hauts-Vallons, Majicavo-Lamir, Labattoir centre et Pamandzi-Est, tous rattachés au secteur 1. Initialement programmée entre 16 heures et 18 heures, la remise en eau a dû être repoussée à 20 heures sur l’ensemble du nord-est de l’île.

La SMAE explique que la priorité reste la sécurité sanitaire. Tant que la qualité de l’eau brute ne permet pas un traitement conforme aux normes, la production ne peut être accélérée sans risque pour la population.

Une fragilité structurelle persistante

Ces perturbations récurrentes rappellent l’urgence d’investissements massifs et durables dans les infrastructures de l’eau à Mayotte. Dans un département français confronté à une pression démographique exceptionnelle et à des conditions climatiques de plus en plus extrêmes, la sécurisation de l’accès à l’eau potable demeure un impératif régalien.

L’État et les collectivités sont une nouvelle fois appelés à agir avec fermeté et continuité pour garantir un service public essentiel, pilier de la santé publique et de la stabilité sociale sur l’île.

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