Près de 700 personnes ont participé, dimanche 9 août, à une marche contre les violences à Tsoundzou 1, dans la commune de Mamoudzou. Après plusieurs homicides survenus au cours du mois de juillet, notables, habitants, jeunes et élus veulent enrayer l’escalade et responsabiliser davantage les familles.
Trois marches après plusieurs morts violentes
Ces dernières semaines ont été particulièrement meurtrières à Mamoudzou, où au moins trois homicides ont été recensés en juillet. Parmi les victimes figure un jeune homme de Vahibé, retrouvé mort dans une « malavoune », dans un contexte marqué par la multiplication des affrontements entre bandes.
Face à cette situation, le comité des sages de Mamoudzou, le conseil cadial et la Fédération des associations culturelles et cultuelles ont décidé d’organiser trois marches dans les villages touchés par ces morts violentes.
Après Kawéni et Vahibé, Tsoundzou 1 constituait dimanche la troisième et dernière étape de cette mobilisation. Parti vers 7 heures de la station-service, le cortège a rejoint la mosquée du vendredi. Les organisateurs estiment la participation à environ 700 personnes, avec une présence importante de jeunes.
Les élus veulent renforcer le travail avec les familles
Plusieurs représentants de la municipalité, dont le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaïla, ont participé à la mobilisation et échangé avec les habitants à l’issue de la marche.
Pour Saïd Djanfar Mohamed, conseiller municipal délégué chargé du culte et du vivre-ensemble, l’importante participation montre que le message commence à être entendu. La municipalité souhaite désormais prolonger cette mobilisation par un travail de prévention.
L’un des axes privilégiés concerne la parentalité et la responsabilisation des familles. Des conférences doivent être organisées pendant plus d’un mois afin d’échanger avec les parents sur leur rôle face aux comportements violents de certains jeunes.
Les associations appelées à jouer un rôle accru
La mairie entend également s’appuyer davantage sur les associations locales pour intervenir auprès de la jeunesse et diffuser des messages de prévention.
Pour les organisateurs, ces marches ne constituent donc qu’une première réponse. Après un mois de juillet marqué par plusieurs morts violentes, l’objectif est désormais de maintenir la mobilisation dans les quartiers et villages de Mamoudzou afin d’empêcher de nouveaux affrontements et de restaurer le dialogue entre jeunes, familles, responsables religieux, associations et institutions.



