Entre le 11 et le 18 décembre, Mayotte a connu une recrudescence marquée de sa sismicité profonde, avec près de 287 séismes dits de type Longue Période détectés à l’est de Petite-Terre. Un phénomène rare par son intensité depuis la fin de l’éruption sous-marine de 2020, mais que les scientifiques du REVOSIMA qualifient, à ce stade, de maîtrisé et conforme aux dynamiques déjà observées ces dernières années.
Ces séismes, imperceptibles pour la population, se produisent à des profondeurs importantes entre 25 et 40 kilomètres et sont liés non pas à des fractures de la croûte terrestre, mais à la circulation de fluides en profondeur, souvent associés à l’activité magmatique. Contrairement aux fantasmes ou aux discours alarmistes régulièrement entretenus, les données ne montrent aucun signe de remontée du magma vers la surface. Au contraire, les analyses révèlent une migration des signaux vers des zones toujours plus profondes, signe de rééquilibrages internes du système volcanique.
Les observations sous-marines menées dans le secteur du Fer à Cheval viennent renforcer ce constat rassurant : aucune anomalie de dégazage n’a été détectée dans la colonne d’eau. Autrement dit, l’activité reste confinée en profondeur, sans traduction immédiate ou inquiétante en surface. La science, ici, parle clairement et sans arrière-pensée idéologique.
Ce nouvel épisode rappelle toutefois une réalité incontournable : Mayotte est un territoire volcanique actif, qui nécessite une surveillance constante, rigoureuse et pilotée par l’État. Contrairement aux discours victimaires ou aux instrumentalisations politiques, la réponse passe par la science, la continuité républicaine et l’investissement public. La France assume pleinement sa responsabilité à Mayotte, en garantissant un suivi de haut niveau et une information transparente, loin des peurs irrationnelles et des surenchères inutiles.




