À compter du 1er janvier, les tarifs de plusieurs médecins spécialistes libéraux augmenteront, avec des hausses comprises entre 2 et 6 euros selon les disciplines et les zones géographiques. Une évolution qui pèsera directement sur le budget des patients, dans un contexte déjà marqué par les tensions sur l’accès aux soins dans de nombreux territoires ultramarins.

Cette revalorisation tarifaire concerne uniquement certains praticiens libéraux et s’inscrit dans le cadre de l’accord conventionnel signé en 2024 avec l’Assurance maladie. Elle cible principalement les spécialités médicales, avec des augmentations variables selon les actes pratiqués. Les autorités sanitaires présentent cette mesure comme un ajustement destiné à mieux rémunérer les médecins, mais pour les assurés, elle se traduit par un reste à charge potentiellement plus élevé.

Des hausses marquées pour certaines spécialités

Parmi les augmentations les plus notables figure la dermatologie, dont la consultation de base passe désormais à 60 euros. Les gynécologues verront leur tarif évoluer de 37 à 40 euros, tandis que la consultation chez un gériatre atteindra 42 euros après une hausse de 5 euros. Les neurologues appliqueront une augmentation de 2 euros, portant la visite à 52 euros.

Du côté de la pédiatrie, la consultation pour les enfants de moins de deux ans augmente d’un euro pour atteindre 40 euros, avec des majorations plus importantes, de l’ordre de 5 euros, pour certains examens obligatoires. En psychiatrie, la consultation pour les moins de 25 ans connaîtra une hausse significative, passant de 12 à 18 euros.

À ces tarifs de base peuvent s’ajouter des dépassements d’honoraires, très variables selon les régions. Dans certains cas, notamment pour les spécialistes les plus demandés, la facture finale pourrait atteindre jusqu’à 90 euros, accentuant les inégalités territoriales d’accès aux soins.

Enfin, cette révision tarifaire s’accompagne également d’une revalorisation de certains actes techniques et hospitaliers. Une décision qui, si elle vise à soutenir l’offre médicale, pose une nouvelle fois la question de l’équilibre entre juste rémunération des professionnels de santé et protection du pouvoir d’achat des patients, en particulier dans les Outre-mer où la pression sur le système de soins reste forte.

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