À 37 ans, Jason Ponet poursuit une carrière singulière dans le MMA, entre passion, discipline et transmission. Originaire de Guyane, le combattant affronte ce vendredi à Bordeaux Ibrahima Mané dans la catégorie des moins de 77 kilos, avec en ligne de mire un objectif symbolique : atteindre les 50 combats professionnels.
Une carrière construite entre exigence et adaptation
Formé très jeune au karaté à Cayenne, il découvre le MMA à 16 ans en métropole. À l’époque, la discipline est interdite en France, contraignant les athlètes à s’exiler pour se mesurer au haut niveau. Jason Ponet débute ainsi à l’international, notamment en Angleterre, où il signe rapidement des performances remarquées.
Conscient des limites économiques du MMA, il choisit de structurer son parcours en parallèle, en devenant entraîneur et éducateur sportif. Une double casquette qui lui permet de vivre de sa passion tout en développant une expertise reconnue dans plusieurs disciplines.
Son parcours le mène jusqu’en Thaïlande, où il trouve un cadre professionnel propice à sa progression. Pendant près de deux ans, il vit entièrement de sa pratique, gagnant le surnom de « Amazonian samourai », en référence à ses origines guyanaises et à son style de combat.
De retour en Guyane en 2019, il s’investit dans la transmission en créant son club à Macouria. Malgré l’arrêt brutal lié à la crise sanitaire, il relance sa carrière et enchaîne à nouveau les combats à l’international, notamment aux États-Unis, avant de revenir sur le circuit européen.
Aujourd’hui, Jason Ponet ne se contente plus de performer. Il prépare l’avenir en accompagnant de jeunes talents et en développant des projets entre la Guyane et l’international. Son ambition est claire : organiser son 50e combat sur son territoire d’origine, symbole d’un parcours forgé entre enracinement local et ouverture au monde.



