Le projet de relocalisation du village de Miquelon, engagé pour anticiper les effets de la montée des eaux, franchit un cap décisif. Une réunion publique organisée le 29 janvier 2026 a permis de faire un point d’étape et de confirmer l’entrée dans la phase 2, marquée par l’attribution prochaine de nouvelles parcelles et une montée en puissance concrète du futur “nouveau village”.
Une trentaine de personnes ont participé à cette rencontre, mêlant ménages déjà impliqués dans l’opération et habitants venus s’informer sur l’avancement du chantier. Signe que le sujet dépasse désormais le cercle des premiers volontaires, la relocalisation s’impose progressivement comme un projet structurant pour l’avenir de l’archipel.
11 parcelles attribuées dès cette semaine, 70 prévues dans la phase 2
Lors de la réunion, Laurent Pinon, directeur de Métamorphoses Urbaines et membre de l’équipe de maîtrise d’œuvre urbaine, a détaillé les prochaines étapes. Première annonce : dès cette semaine, 11 nouvelles parcelles pourront être attribuées.
Cette accélération s’inscrit dans une phase 2 plus ambitieuse, qui prévoit environ 70 parcelles destinées à accueillir de nouveaux ménages pionniers. À terme, le rythme pourrait atteindre 10 à 15 parcelles ouvertes chaque année, selon le succès des différentes séquences de déploiement.
L’objectif est clair : acter définitivement le basculement progressif vers le nouveau site, tout en organisant la transformation du village actuel.
Un nouveau village pensé avec le terrain, pas contre lui
L’une des lignes directrices revendiquées du projet est l’adaptabilité. Le développement du nouveau village se veut évolutif, capable d’intégrer les attentes réelles des habitants qui feront le choix de s’y installer.
La phase 2 met également l’accent sur l’intégration paysagère. Le boisement existant est identifié comme un atout à préserver, avec une volonté de protéger les espaces naturels et de les intégrer pleinement dans la vie du futur village.
La gestion des eaux pluviales fait aussi partie des priorités techniques : elle sera conçue spécifiquement pour le site, en tenant compte des contraintes naturelles et de l’environnement.
Dans un contexte où l’adaptation climatique n’est plus un slogan mais une nécessité, Miquelon avance ici sur un terrain rare : celui d’une relocalisation anticipée, planifiée, assumée, qui cherche à conjuguer sécurité, cadre de vie et cohérence territoriale.




