À Moorea, le projet de supermarché de Maharepa, porté par le groupe Wane, revient sur le devant de la scène après plusieurs années de contestation. Suspendu sans être annulé par la justice administrative, le dossier entre dans une nouvelle phase avec l’ouverture d’une consultation publique jusqu’au 26 janvier. Une étape décisive qui remet la population face à un choix clair : développement économique structuré ou blocage durable au nom d’un refus de principe.
Le tribunal administratif a pointé à l’automne 2025 des insuffisances techniques dans l’étude d’impact environnemental, notamment sur l’intégration paysagère et le risque de submersion marine. Pour autant, le permis de construire n’a pas été annulé, signe que le projet n’est ni illégal ni infondé. Le promoteur a donc retravaillé son dossier, conformément au droit, dans un cadre institutionnel transparent, loin des caricatures parfois brandies par les opposants.
Car derrière le débat environnemental, c’est une opposition plus idéologique qui s’exprime. Certaines associations dénoncent une supposée “bétonisation” de Moorea, tout en ignorant les réalités économiques : cherté de la vie, dépendance à l’importation, manque de concurrence structurée. Le projet, s’il voit le jour, pourrait renforcer l’offre commerciale, créer de l’emploi local et réduire certains coûts pour les familles, sans remettre en cause l’identité de l’île, dès lors que les règles sont respectées.
La consultation publique offre donc un cadre républicain et démocratique pour s’exprimer, loin des pressions et des postures radicales. Elle rappelle une évidence : dans les Outre-mer comme ailleurs, le développement ne peut être confisqué par une minorité bruyante. C’est désormais aux institutions et aux citoyens de trancher, sur des bases rationnelles, pour l’avenir de Moorea dans la France du Pacifique.




