Après la confirmation d’un premier cas de mpox à La Réunion, la députée Karine Lebon a interpellé le gouvernement à l’Assemblée nationale, mardi 27 janvier. Pour l’élue, ce cas doit être traité comme un signal d’alerte, alors que le virus circule déjà dans la zone océan Indien, et que l’île a connu par le passé des retards logistiques lors de crises sanitaires.
L’élue réclame des moyens immédiatement mobilisables
Dans l’hémicycle, Karine Lebon demande concrètement ce que l’État compte mettre en œuvre pour protéger la population et éviter une dynamique incontrôlable. Elle estime qu’un simple appel à la vigilance ne suffit pas et plaide pour une organisation solide, prête à monter en puissance sans attendre, afin d’éviter que l’hôpital et les soignants ne se retrouvent une nouvelle fois sous tension.
En réponse, la ministre de la Santé Stéphanie Rist assure que le plan d’anticipation est « pleinement opérationnel » à La Réunion. Selon le gouvernement, le patient a été isolé, l’enquête sanitaire n’a pas mis en évidence de cas secondaires à ce stade, et les dispositifs de contrôle sanitaire aux frontières sont en place.
La ministre affirme également que les stocks de vaccins sont suffisants et que la capacité de diagnostic est sécurisée, avec des tests disponibles en nombre. Elle évoque une stratégie de vaccination ciblée, utile notamment pour les cas contacts ou certaines populations fragiles, et assure que les professionnels de santé ont été sensibilisés pour accélérer le repérage et la prise en charge des situations à risque.




