Mayotte enregistre une nouvelle alerte sanitaire. L’Agence régionale de santé (ARS) a annoncé ce jeudi 5 février l’identification de trois nouveaux cas de Mpox, la variole du singe, portant à six le nombre total de cas confirmés depuis le début de l’année sur le territoire.
Sans détailler l’origine précise de ces nouvelles contaminations, l’ARS rappelle que les trois premiers cas détectés en 2026 concernaient des voyageurs revenant de Madagascar, où l’épidémie progresse fortement. La situation régionale demeure en effet préoccupante, avec une circulation active du virus dans plusieurs îles voisines.
Face à cette hausse, les autorités sanitaires affirment avoir réagi rapidement grâce au système de veille renforcée déjà en place. L’ARS annonce désormais un durcissement du dispositif : la vaccination des cas contacts devient systématique, le dépistage au CHM doit être consolidé et un parcours de soins dédié est mis en place pour les cas suspects ou confirmés. Les contrôles sanitaires aux frontières, déjà activés ces dernières semaines, seront également renforcés.
Le Mpox se manifeste notamment par de la fièvre et des éruptions cutanées pouvant durer plusieurs semaines. L’ARS insiste sur un point central : la transmission se fait principalement par contact direct avec les lésions ou les muqueuses d’une personne infectée, notamment lors de relations sexuelles, qu’elles soient protégées ou non.
Dans ce contexte, toute personne ayant voyagé dans une zone à risque et présentant des symptômes est invitée à contacter rapidement le 15 ou son médecin traitant, et à s’isoler en attendant un avis médical. Une consigne de prudence qui vise à éviter une propagation plus large sur un territoire déjà fragilisé par la pression sanitaire et les difficultés structurelles du système de soins.
Cette nouvelle série de cas intervient alors que le virus continue de se diffuser dans l’océan Indien. Un premier cas a été détecté à La Réunion le 22 janvier. Aux Comores, dix cas confirmés ont été recensés. À Madagascar, le bilan dépasse désormais 650 cas suspects, dont plus de 200 confirmés, poussant l’Organisation mondiale de la Santé à envoyer une équipe sur place fin janvier pour appuyer les autorités locales.




