En déplacement en Guadeloupe mi-janvier, le contre-amiral Soubrier, commandant des Forces armées aux Antilles (FAA), a rappelé une réalité trop souvent minimisée : la lutte contre le narcotrafic est aujourd’hui un enjeu central de souveraineté nationale. Lors de sa visite sur le camp Dugommier, il a dressé un bilan clair de l’action militaire en 2025, marquée par dix opérations majeures ayant permis la saisie de 35 tonnes de stupéfiants dans la zone Antilles. Un chiffre qui illustre à la fois l’ampleur de la menace et l’efficacité de l’engagement des forces françaises.
Dans un contexte régional instable, où les réseaux criminels transnationaux exploitent la position stratégique des Antilles françaises, les FAA apparaissent comme un rempart indispensable. Au-delà de la lutte contre les trafics, l’armée a également été mobilisée pour porter assistance aux populations lors de catastrophes naturelles, confirmant son rôle fondamental de protection des citoyens et de continuité de l’État dans l’arc caribéen. Une mission régalienne que certains discours idéologiques oublient volontiers lorsqu’ils préfèrent dénoncer l’autorité plutôt que l’absence d’ordre.
Pour 2026, les priorités sont assumées et sans ambiguïté : intensifier la lutte contre le narcotrafic, renforcer le point d’appui stratégique guadeloupéen et consolider la présence militaire sur l’ensemble de l’archipel. Développement des capacités aériennes au Raizet, montée en puissance du pôle maritime de Fouillole, installation de l’escouade de réserve côtière et renforcement du 33ᵉ RIMa sur les îles traduisent une volonté claire : ne laisser aucun vide sécuritaire aux portes de la République.
À l’heure où certains tentent d’instrumentaliser les difficultés sociales pour fragiliser l’État, l’action des Forces armées aux Antilles rappelle une évidence : sans sécurité, il n’y a ni liberté, ni développement durable. La Guadeloupe, comme l’ensemble des Outre-mer, est pleinement française et à ce titre, elle mérite une protection ferme, constante et assumée.




