À une semaine du début des Championnats d’Europe 2026 dans les pays baltes, l’équipe de France de futsal accélère sa préparation à Clairefontaine. Ce jeudi 15 janvier, les Bleus affrontent la Belgique à 20h heure de Paris au Stade de Coubertin, un match de préparation avant le grand rendez vous du 21 janvier au 7 février. Dans cette sélection, un nom s’impose comme un repère offensif : Nelson Lutin, ailier gauche guadeloupéen devenu incontournable.
Un parcours hors format qui a forgé un joueur imprévisible
Né à Villepinte en Seine Saint Denis, Nelson Lutin a longtemps rêvé de l’équipe de France. Aujourd’hui, il savoure le groupe, qu’il décrit comme une famille soudée, avec une vraie complicité au delà du terrain. À 28 ans, il s’est installé parmi les cadres, après trois saisons en division 1 en Mayenne et deux titres de champion de France avec l’Étoile Lavalloise.
Son histoire aurait pu rester celle d’un footballeur à 11. Jeune, il passe par les détections de l’INF Clairefontaine, avant d’être stoppé par une blessure à la cheville et des complications administratives. Plutôt que d’abandonner, il se réoriente, d’abord vers le handball, puis découvre le futsal à 16 ans lors d’un tournoi interquartiers. Repéré rapidement par ACCES FC Villeneuve La Garenne, il tombe amoureux d’un sport qui lui correspond : jeu rapide, instinct, intensité et surtout contact permanent avec le ballon.
Dans une famille où le sport est une affaire de transmission, Nelson Lutin suit aussi avec fierté la trajectoire de son petit frère Rayan Lutin, attaquant à Amiens en Ligue 2, et international avec les Comores. Un attachement assumé à des racines multiples, avec un père guadeloupéen et une mère comorienne, et la fierté de voir un frère porter un maillot national sur la scène internationale.
Surnommé le Mbappé du futsal, Nelson Lutin est décrit comme un joueur capable de faire basculer un match. Le capitaine Souhail Mouhoudine insiste sur ses différences, son un contre un, sa capacité à éliminer, tirer des deux pieds et jouer dans l’espace avec une pointe de vitesse rare. Le sélectionneur Raphaël Reynaud souligne un profil non formaté, imprévisible, qui va là où on ne l’attend pas, avec une lecture du jeu renforcée par son passage par le handball.
Classée dixième au mondial, la France compte sur son ailier pour peser lors de l’Euro. Les Bleus sont versés dans le groupe A avec la Lettonie, la Géorgie et la Croatie, qu’ils affronteront en match d’ouverture le mercredi 21 janvier à Riga. Dans cette campagne européenne, Nelson Lutin incarne une évidence : le talent ultramarin, quand il est encadré et exigeant, devient un moteur de performance au plus haut niveau.




