À l’approche des Championnats d’Europe de futsal 2026, l’équipe de France peut compter sur l’un de ses atouts majeurs : Nelson Lutin. Ailier gauche explosif, régulièrement comparé au « Mbappé du futsal », ce joueur d’origine guadeloupéenne incarne une réussite ultramarine pleinement intégrée au collectif national. Né en région parisienne, formé hors des circuits classiques, il s’est imposé comme un cadre des Bleus à force de talent, de travail et d’intelligence de jeu.
Son parcours illustre une autre facette du sport français : celle de trajectoires non formatées, mais profondément ancrées dans l’exigence républicaine du mérite. Écarté très jeune du football à 11 à la suite d’une blessure, Nelson Lutin trouve dans le futsal un terrain d’expression idéal. Repéré à 16 ans, il gravit les échelons jusqu’à devenir double champion de France avec l’Étoile Lavalloise, puis international reconnu. Une ascension qui rappelle combien les disciplines dites « secondaires » sont aussi des vecteurs de rayonnement pour la France.
Au-delà de ses qualités techniques, vitesse, percussion, sens du un contre un. Lutin apporte une lecture du jeu précieuse dans une sélection française en pleine montée en puissance. Le staff et les cadres de l’équipe soulignent son instinct, son audace et sa capacité à faire basculer un match. Dans un groupe classé désormais parmi les dix meilleures nations mondiales, ces profils font la différence face aux grandes sélections européennes.
Son histoire familiale, entre Guadeloupe et Comores, rappelle enfin une réalité trop souvent caricaturée : l’identité française ne se fragmente pas, elle s’enrichit. En portant le maillot tricolore, Nelson Lutin démontre que les Outre-mer sont une force pour le sport national, un vivier de talents qui contribue directement au prestige de la France sur la scène internationale. À Riga, face à la Croatie puis tout au long de l’Euro, c’est aussi cette France plurielle et unie qui sera sur le terrain.




