Depuis plusieurs jours, la scène frappe les promeneurs de l’Hermitage à Saint-Gilles : des dizaines de nids de Travailleurs bec rouge jonchent le sol, accompagnés d’oisillons, parfois encore vivants, souvent déjà morts. Une situation brutale qui s’explique par un phénomène bien connu dans la zone.

Un phénomène saisonnier amplifié par le vent

À l’origine, les premières rafales de l’hiver austral. Ces vents ont décroché de nombreux nids installés dans les filaos de l’arrière-plage, provoquant leur chute au sol. Un épisode qui n’a rien d’exceptionnel selon les habitués, mais qui reste toujours aussi marquant. Chaque année, à la même période, le phénomène se répète et tend même à s’intensifier au fil des semaines.

L’espèce concernée, le Travailleur bec rouge, est une espèce invasive installée à La Réunion depuis le début des années 2000. Très présente sur le littoral, elle construit des nids en grand nombre dans les arbres, ce qui les rend particulièrement vulnérables lors des épisodes venteux.

Face à ces scènes, certains promeneurs tentent de sauver les oisillons encore en vie, malgré leur statut d’espèce envahissante. Un geste spontané, révélateur du malaise suscité par ces images, entre compassion et réalité écologique.

Pour mieux comprendre cette espèce et son impact sur l’environnement, une étude comportementale doit être lancée cette année. Elle permettra d’évaluer précisément sa population et son évolution sur l’île, alors que ces épisodes rappellent la fragilité des équilibres naturels face aux espèces introduites.

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