La campagne d’abattage décidée par la province Sud et la mairie de Nouméa s’est achevée après quatre jours d’opération, du 23 au 27 février. Dix requins ont été tués à la suite de l’attaque mortelle d’un wingfoileur survenue à l’Anse-Vata.
Un contentieux judiciaire et des restrictions maintenues
Neuf requins-tigres et un requin-bouledogue ont été prélevés dans la bande des 300 mètres entre le Rocher à la Voile et la Côte Blanche. Les squales mesuraient entre 2,80 mètres et 4,20 mètres. Les autorités estiment que cette opération “confirme la nécessité de renforcer les mesures de protection des usagers de la mer”.
L’association environnementale EPLP avait saisi le tribunal administratif pour demander la suspension de l’arrêté autorisant la campagne. La juridiction n’a finalement pas statué sur la légalité de l’opération. Elle a toutefois condamné la province Sud à verser 150 000 francs à l’association au titre des frais engagés.
Dans le sillage du drame, la mairie de Nouméa avait interdit la baignade et les activités nautiques jusqu’au 4 mars sur l’ensemble des plages de la commune, ainsi qu’à l’Île aux Canards et à l’îlot Maître. À compter du 5 mars, les activités nautiques pourront reprendre, mais aux risques et périls des usagers. Les autorités recommandent de privilégier les zones protégées pour la baignade.
Ce nouvel épisode ravive un débat sensible en Nouvelle-Calédonie : concilier sécurité des usagers, protection de la biodiversité et équilibre d’un lagon classé au patrimoine mondial.




