La province Sud et la ville de Nouméa ont annoncé la reprise, dès ce mardi 24 février, d’une campagne d’abattage de requins tigres et bouledogues. Une décision prise au lendemain de l’attaque mortelle d’un wingfoileur survenue dimanche 22 février.
Un retour à une stratégie déjà contestée
Dans un communiqué commun, les autorités invoquent la protection des vies humaines et affirment que la sécurité des administrés demeure leur priorité absolue. Les opérations, menées avec le concours de la Sécurité civile et de la Gestion des risques, visent à diminuer la densité de ces squales dans les zones concernées.
Une campagne similaire avait été engagée après les attaques mortelles de 2023, avant d’être suspendue à la suite d’un recours d’une association environnementale devant le tribunal administratif. Les collectivités s’étaient conformées à la décision de justice. Depuis, aucune attaque mortelle n’avait été recensée, selon les institutions, qui estiment que les mesures de régulation avaient permis de restaurer un niveau de sécurité jugé satisfaisant.
La nouvelle campagne est justifiée par la récente attaque et par ce que les autorités décrivent comme une menace croissante sur les littoraux, citant notamment plusieurs attaques enregistrées récemment en Australie.
À Nouméa, les dispositifs de protection installés en 2023 dans les baies des Citrons et du Château Royal restent en place. En dehors de ces zones sécurisées, la baignade et les activités nautiques sont interdites dans la bande des 300 mètres jusqu’au 4 mars inclus, sauf prolongation de l’arrêté municipal.
Entre impératif de sécurité et contestations environnementales, la question de la régulation des requins demeure un sujet sensible en Nouvelle-Calédonie.




