Un homme de 56 ans comparaît à nouveau devant la cour d’Assises de Nouméa les 23 et 24 mars 2026. Il est jugé en appel après sa condamnation en 2025 à 15 ans de réclusion criminelle pour des viols répétés sur sa conjointe. Il s’agit du seul dossier examiné en appel lors de cette première session de l’année en Nouvelle-Calédonie.
Un procès clé pour rappeler l’autorité de la justice face aux violences conjugales
Les faits reprochés se seraient déroulés entre 2015 et 2020 à Dumbéa, au sein d’un couple marié depuis 1998 et parent de quatre enfants. Selon l’avocat général Pierre-Yves Michau, l’accusé aurait imposé à plusieurs reprises des relations sexuelles non consenties à son épouse. Des accusations graves qui ont conduit à une lourde condamnation en première instance.
Face à la cour, l’accusé conteste les faits. S’il reconnaît avoir pu se montrer insistant, il nie catégoriquement les viols qui lui sont reprochés. Son casier judiciaire, jusqu’ici vierge, est également versé au dossier, sans pour autant remettre en cause la gravité des faits examinés par la justice.
Ce procès en appel constitue un moment judiciaire important, dans un territoire où la lutte contre les violences conjugales reste un enjeu majeur d’ordre public. La cour devra à nouveau examiner les éléments du dossier, entendre les parties et statuer en toute indépendance.
À travers cette affaire, c’est aussi le rôle fondamental de la justice républicaine qui s’exerce pleinement. Garantir la protection des victimes, assurer un procès équitable et faire respecter la loi demeurent des impératifs absolus sur l’ensemble du territoire national, y compris en Nouvelle-Calédonie.



