Une cyberattaque visant la banque en ligne Be-bunk a conduit à la fuite de données personnelles concernant des milliers d’usagers en Nouvelle-Calédonie. L’établissement a confirmé que certaines informations sensibles ont été compromises, exposant désormais les clients à des tentatives d’escroqueries en ligne.
Selon les informations NC 1ère, l’incident s’est produit mercredi 4 mars, lorsque les équipes techniques de la néobanque ont détecté une intrusion dans l’un de leurs serveurs. Selon la direction, la faille proviendrait d’un serveur dédié à l’enregistrement de l’activité sur l’application mobile. Ce système, distinct de l’infrastructure bancaire principale, permet de conserver une trace des opérations réalisées par les utilisateurs.
Malgré cette séparation avec les systèmes financiers centraux, certaines informations personnelles y étaient stockées. Les données concernées incluent notamment les noms, adresses électroniques, numéros de téléphone, informations bancaires ainsi que des éléments liés à l’état des comptes. Ces informations pourraient désormais être exploitées par des fraudeurs pour mener des campagnes d’hameçonnage ciblées.
Des milliers de clients potentiellement concernés
La banque en ligne compte environ 11 000 utilisateurs en Nouvelle-Calédonie, auxquels s’ajoutent près de 1 500 clients à Wallis-et-Futuna et environ 500 en Polynésie française. L’ensemble de ces usagers pourrait donc être concerné par la fuite de données, même si l’établissement affirme avoir rapidement identifié l’origine du problème.
Face à cette situation, la direction appelle ses clients à la plus grande vigilance. Elle rappelle notamment qu’aucun employé de la banque ne demandera jamais les codes d’accès permettant de se connecter à l’application bancaire.
Vigilance renforcée face aux arnaques
Les responsables de Be-bunk redoutent désormais une multiplication des tentatives d’escroquerie visant les utilisateurs dont les coordonnées ont été exposées. Les cybercriminels pourraient notamment utiliser ces informations pour envoyer des courriels frauduleux ou passer des appels se faisant passer pour des conseillers bancaires.
La banque recommande ainsi à ses clients de ne jamais communiquer leurs identifiants ou leurs codes de sécurité et de ne pas répondre à des messages suspects. En cas de doute, les usagers sont invités à contacter directement l’établissement via les numéros officiels disponibles en Nouvelle-Calédonie, à Tahiti ou à Wallis-et-Futuna.
Cet épisode rappelle une nouvelle fois les défis croissants liés à la cybersécurité dans les territoires ultramarins, où le développement rapide des services numériques exige une vigilance constante afin de protéger les données des citoyens et la confiance dans l’économie numérique.




