L’Union des Syndicats Ouvriers et Employés de Nouvelle-Calédonie (USOENC) appelle à une grève générale mardi 3 février, avec un rassemblement prévu dès 7 heures devant le Congrès.

Le syndicat affirme que le territoire traverse une période d’« urgence sociale et économique », marquée selon lui par une dégradation accélérée des conditions de vie et des inquiétudes croissantes sur l’emploi et l’avenir du système social.

Dans son appel, l’USOENC invite ses adhérents et sympathisants à se mobiliser afin de peser sur les décisions politiques et économiques jugées trop lentes ou insuffisantes.

Emploi, retraites, pacte de refondation : les trois axes mis en avant

Le syndicat revendique d’abord un soutien renforcé à la relance de l’emploi durable, en demandant explicitement l’appui de l’État au pacte de refondation économique et social, présenté comme un levier indispensable pour éviter l’enlisement du territoire.

Autre point central : la défense du système des retraites Cafat, que l’USOENC veut préserver au nom des générations âgées, alors que les tensions financières et les débats politiques fragilisent l’équilibre du modèle social calédonien.

Enfin, l’organisation syndicale appelle les dirigeants politiques locaux à accélérer sur les enjeux socio-économiques, dans un contexte où l’instabilité institutionnelle et les hésitations stratégiques pèsent directement sur la vie quotidienne des Calédoniens.

Cette mobilisation s’annonce comme un nouveau test de force dans une Nouvelle-Calédonie déjà sous pression, où les fractures économiques et sociales viennent s’ajouter aux tensions politiques de fond.

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