Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce mardi 3 février 2026 devant le Congrès à Nouméa, à l’appel de l’USOENC. Le syndicat entend faire entendre la voix des salariés dans un contexte économique jugé explosif et interpelle directement les institutions sur “l’urgence sociale” que traverse le territoire.
Une mobilisation ciblée devant le Congrès
La mobilisation s’est concentrée en matinée devant le Congrès. Environ 300 personnes étaient présentes : principalement des délégués et sympathisants. Les organisateurs parlent d’une mobilisation “raisonnée”, volontairement limitée afin de ne pas aggraver une situation économique déjà fragilisée.
Mais le message, lui, est sans ambiguïté : l’USOENC veut des réponses immédiates et concrètes sur les moyens de sortir de la crise.
Invité sur NC la 1ère, Jean-Marc Burette, secrétaire général du syndicat, dresse un constat très dur : Les salariés “n’arrivent plus à vivre de leur travail”, des entreprises sont au bord de la fermeture, des retraités craignent de ne plus percevoir leur pension et l’économie calédonienne reste extrêmement fragile malgré l’adoption du budget de l’État à Paris.
Pour l’USOENC, la crise n’est plus seulement économique : elle est devenue sociale, et touche au quotidien.
Deux rendez-vous institutionnels dans la journée
La journée est marquée par deux temps forts : Une rencontre avec la présidente du Congrès, Veylma Falaeo, dès 10h boulevard Vauban et une rencontre prévue avec le gouvernement, notamment avec Christopher Gygès, en charge de l’économie.
Le syndicat veut s’assurer que les discussions ne restent pas au niveau des annonces politiques mais débouchent sur des engagements précis.
Parmi les demandes prioritaires : Plus de transparence sur l’utilisation des fonds publics, la sécurisation du régime des retraites, sujet hautement anxiogène, une stratégie économique claire, notamment autour de la filière nickel, considérée comme un pilier central de l’emploi et de l’avenir économique du territoire.
L’USOENC prévient : il ne s’agit pas d’un simple coup de pression. Le syndicat se dit déterminé à peser dans les choix économiques à venir, à un moment où l’approche des échéances électorales fait craindre une forme d’immobilisme politique.
L’USOENC attend désormais des réponses “justes et à la hauteur des enjeux”.




