La saison de chasse à la roussette et au notou a officiellement débuté ce week-end en Nouvelle-Calédonie. Une pratique traditionnelle, strictement encadrée, autorisée uniquement les week-ends du mois d’avril, avec des quotas précis et une interdiction formelle de vente.

Un encadrement nécessaire pour préserver les espèces

Sur le terrain, les contrôles sont bien en place. En province Nord, gardes nature et gendarmes se mobilisent pour vérifier le respect de la réglementation. Objectif : contrôler les permis, les quantités transportées et prévenir toute dérive. Chaque chasseur est limité à cinq roussettes et cinq notous par jour.

Au-delà du contrôle, les autorités insistent sur la pédagogie. Face à des chasseurs parfois frustrés par les quotas, les agents rappellent que ces règles visent avant tout à protéger les espèces et garantir la pérennité de cette pratique.

Les opérations menées ce week-end se sont déroulées sans infraction notable, signe d’une prise de conscience progressive. Sur le terrain, les chasseurs eux-mêmes reconnaissent l’utilité de ces mesures pour éviter la surexploitation.

Parallèlement, l’engouement pour la chasse ne faiblit pas. La province Nord enregistre une forte hausse des demandes de permis, avec plus de 8 000 délivrés en 2025 et déjà plus de 4 000 depuis le début de l’année 2026.

Entre tradition et responsabilité, cette ouverture encadrée illustre l’équilibre recherché par les autorités : permettre la pratique tout en affirmant l’autorité de la réglementation. Un enjeu essentiel pour préserver durablement les ressources naturelles du territoire.

Privacy Preference Center