La gendarmerie a mis au jour une importante culture de cannabis à Touho, sur la côte Est de la Nouvelle-Calédonie. Au total, 988 pieds ont été découverts au domicile de trois personnes impliquées dans un trafic qui fonctionnait depuis plusieurs années. La justice a désormais condamné les trois prévenus.

L’enquête avait débuté après des informations faisant état de ventes de cannabis dans le secteur, notamment aux abords du lycée de Touho. Les investigations ont finalement conduit les militaires jusqu’au domicile des suspects. Sur place, les gendarmes ont découvert près d’un millier de plants ainsi que du matériel utilisé pour leur culture. Les trois personnes concernées, un père, son fils et sa belle-fille, ont reconnu avoir participé à cette activité. Selon les éléments présentés devant la justice, le trafic fonctionnait depuis 2022.

Plus de 3,6 millions de francs CFP de revenus

Les revenus provenant des ventes ont été estimés à environ 3,66 millions de francs CFP. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont également retrouvé de l’argent liquide. Un bateau à moteur a été saisi dans le cadre de la procédure concernant les avoirs liés aux activités délictueuses.

Cette dimension financière est importante. La lutte contre les trafics ne consiste pas uniquement à saisir les stupéfiants ou à interpeller leurs vendeurs. La confiscation des biens et des revenus permet également de frapper directement le modèle économique de ces activités. Les prévenus, qui ne possédaient pas d’antécédents judiciaires, ont été condamnés à différentes peines, pouvant notamment atteindre 18 mois d’emprisonnement dont une partie assortie du sursis. Des amendes et des obligations complémentaires ont également été prononcées.

Les ventes près d’un lycée inquiètent particulièrement

La proximité évoquée avec le lycée de Touho donne à cette affaire une dimension supplémentaire. La présence d’un trafic autour d’un établissement scolaire expose directement un public particulièrement jeune et nécessite une vigilance accrue de la part des forces de sécurité et de la communauté éducative. Cette affaire montre également que les réseaux de stupéfiants ne concernent pas uniquement Nouméa ou les zones urbaines les plus densément peuplées. Des cultures et circuits de revente peuvent aussi se développer dans les communes rurales.

Dans ces territoires, la présence régulière de la gendarmerie reste déterminante pour identifier les trafics et empêcher leur installation durable. La saisie de près de 1 000 pieds constitue à cet égard une opération significative. Elle rappelle que le maintien de l’ordre et la lutte contre les stupéfiants doivent rester des priorités constantes sur l’ensemble du territoire calédonien.

Privacy Preference Center