L’université de la Nouvelle-Calédonie a accueilli une nouvelle édition du concours « Ma thèse en 180 secondes », un exercice exigeant qui consiste à présenter plusieurs années de recherche en seulement trois minutes. Devant plus de 200 spectateurs réunis sur le campus de Nouville, sept doctorants ont relevé ce défi pédagogique devenu incontournable dans le monde universitaire.
Dans l’amphithéâtre Guy Agniel, rapidement rempli pour l’occasion, les participants ont tenté de rendre accessibles des travaux scientifiques parfois complexes. Les sujets abordés, tous liés à la biodiversité et aux enjeux sanitaires du territoire, ont notamment porté sur des problématiques très présentes en Nouvelle-Calédonie comme la dengue, la leptospirose ou encore les conséquences du réchauffement climatique.
Pour capter l’attention du public, les doctorants ont privilégié des discours dynamiques, mêlant humour, pédagogie et formules percutantes. Cette approche permet de vulgariser des recherches souvent techniques tout en mettant en valeur les travaux menés dans les laboratoires de l’université.
Une victoire pour un sujet de santé publique majeur
Le jury a finalement désigné Adriana Luga comme lauréate de cette édition. Doctorante en troisième année, elle travaille sur la survie et la persistance des leptospires pathogènes en Nouvelle-Calédonie, une bactérie responsable de la leptospirose, maladie bien connue dans les zones tropicales.
Pour expliquer son sujet, la jeune chercheuse a choisi une approche concrète en évoquant notamment l’histoire de son grand-père agriculteur à Houaïlou. Ce témoignage personnel lui a permis d’illustrer les effets de cette maladie et d’interroger la capacité d’une bactérie microscopique à provoquer des conséquences graves chez l’être humain.
Comme les autres participants, elle a dû se préparer intensivement pendant plusieurs semaines. Gestion du stress, respiration, précision du discours et respect strict du temps imparti ont constitué les principaux axes de préparation pour les candidats.
Un exercice qui valorise la recherche
L’événement s’inscrit dans un concours international qui vise à promouvoir la recherche scientifique auprès du grand public. Pour l’école doctorale du Pacifique de l’université, il constitue aussi un outil pédagogique permettant aux doctorants d’apprendre à présenter clairement leurs travaux.
Les étudiants ont été accompagnés dans leur préparation par l’équipe de l’école doctorale, qui organise régulièrement des répétitions afin de perfectionner la prise de parole et la structuration des exposés.
La gagnante représentera désormais l’université de la Nouvelle-Calédonie lors de la finale nationale prévue en avril prochain dans l’Hexagone, où elle affrontera les lauréats des autres établissements universitaires.
Cette cinquième édition confirme l’intérêt croissant pour ce concours dans l’archipel. Le nombre de participants progresse d’année en année et le public répond présent, preuve que la recherche scientifique suscite un véritable intérêt dans ce territoire français du Pacifique, où les enjeux environnementaux et sanitaires occupent une place centrale.



