L’université de la Nouvelle-Calédonie franchit un cap en matière d’égalité. Désormais, les étudiantes peuvent bénéficier de deux jours d’absence par mois en cas de règles douloureuses, une mesure concrète pour mieux prendre en compte une réalité longtemps ignorée.
Une mesure pour plus d’équité et de réussite
Inspirée d’initiatives déjà mises en place dans l’Hexagone, cette décision vise à lever un tabou et à adapter le cadre universitaire aux contraintes réelles des étudiantes. L’objectif est double : réduire les inégalités et favoriser la réussite académique.
Concrètement, les étudiantes n’ont plus besoin de fournir un certificat médical. Une simple déclaration auprès du secrétariat pédagogique suffit, ce qui permet d’éviter des démarches lourdes et des frais supplémentaires. Cette simplification est au cœur du dispositif.
Encadrée par un décret signé en mars, la mesure exclut toutefois les périodes d’examen. En dehors de ces contraintes, elle permet aux étudiantes concernées de s’absenter sans pénalité, notamment pour les travaux dirigés où la présence est habituellement obligatoire.
Avec cette décision, l’université calédonienne s’inscrit dans une dynamique de modernisation des politiques universitaires. Une avancée qui reconnaît enfin une réalité biologique et sociale, avec l’ambition d’améliorer concrètement les conditions d’étude sur le territoire.



