La cour d’assises de Nouméa a condamné un homme à la réclusion criminelle à perpétuité pour un double homicide commis en 2023 à Nouville. Un verdict lourd qui souligne la gravité exceptionnelle des faits jugés lors de cette session criminelle.
Les faits remontent au 9 avril 2023 dans un squat de Nouville, à Nouméa. Selon l’enquête, un conflit familial aurait dégénéré après une dispute autour de plants de manioc cultivés dans un potager. La tension est montée entre deux frères et leurs proches avant de se transformer en drame.
L’accusé, âgé d’une quarantaine d’années, s’était rendu armé d’un fusil dans le cabanon où se trouvait son frère. Il lui avait tiré dessus à deux reprises à la tête alors que celui-ci était assis à table. La compagne de la victime, présente dans la pièce, avait tenté de fuir mais avait été touchée par un tir dans le dos qui lui a été fatal. Les deux victimes étaient âgées de 50 et 30 ans.
Un drame familial au cœur du procès
Lors du procès, les jurés ont dû examiner un dossier marqué par un lourd passif de violences familiales. L’accusé avait déjà été condamné auparavant pour des violences commises contre son frère, ce qui a pesé dans l’appréciation de sa dangerosité et du contexte du passage à l’acte.
Le ministère public a souligné la brutalité extrême du double homicide et l’usage d’une arme à feu dans un cadre familial déjà conflictuel. Les débats ont également porté sur la personnalité de l’accusé, décrit comme paranoïaque dans certains éléments du dossier.
Une peine maximale prononcée par la cour
Au terme des audiences, la cour d’assises de Nouméa a reconnu l’accusé coupable des deux homicides et a prononcé la peine maximale prévue par le droit pénal français : la réclusion criminelle à perpétuité.
Cette condamnation marque l’issue d’un procès particulièrement lourd pour la justice calédonienne. Elle rappelle également la fermeté de la réponse judiciaire face aux crimes les plus graves, dans un territoire où les affaires de violences intrafamiliales et d’homicides continuent d’inquiéter les autorités et la société civile.




