La première conférence internationale dédiée à la protection de la haute mer se tiendra du 11 au 22 janvier 2027 à New York, marquant une étape majeure dans la mise en œuvre d’un traité historique pour la préservation des océans.

Cette réunion, organisée au siège des Nations unies, réunira les États ayant ratifié ce texte entré en vigueur début 2026. Elle devra poser les bases concrètes d’une gouvernance internationale de la haute mer, jusqu’ici largement laissée sans véritable encadrement.

Un enjeu stratégique pour la souveraineté et la protection des ressources

Si des avancées ont été saluées lors des travaux préparatoires, de nombreuses incertitudes demeurent sur l’application réelle du traité. Des tensions apparaissent notamment entre les objectifs de protection environnementale et les intérêts économiques, en particulier ceux liés à la pêche industrielle.

Au cœur des discussions figurera la création d’aires marines protégées, outil central du dispositif mais encore à concrétiser. Plusieurs organisations alertent déjà sur des tentatives de ralentissement du processus, preuve des enjeux économiques considérables liés à l’exploitation des ressources marines.

Alors que la haute mer représente près de la moitié de la surface du globe et reste aujourd’hui très peu protégée, cette première « COP des océans » devra traduire les engagements en actions concrètes. Pour les Outre-mer, directement concernés par les enjeux maritimes et environnementaux, cette gouvernance internationale sera déterminante pour préserver durablement des espaces stratégiques au cœur de la puissance française.

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