La plateforme Parcoursup ouvre ce lundi après-midi la phase de formulation des vœux pour l’enseignement supérieur. Lycéens de terminale et étudiants en réorientation ont jusqu’au 12 mars pour bâtir leur projet parmi quelque 25 000 formations, dans un dispositif devenu central pour l’orientation post-bac en France et dans les territoires Ultramarins.

Dès ce 19 janvier, environ un million de candidats sont appelés à s’inscrire sur Parcoursup afin de formuler leurs choix. Chaque candidat peut déposer jusqu’à dix vœux non hiérarchisés. Une fois ces choix effectués, les dossiers devront être complétés et validés au plus tard le 1er avril, conformément au calendrier fixé par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.

Un outil central de régulation de l’accès à l’enseignement supérieur

Mis en place en 2018 pour remplacer l’ancien système Admission post-bac, Parcoursup s’est imposé comme l’instrument de référence pour l’affectation dans l’enseignement supérieur. Le ministre Philippe Baptiste a récemment défendu son efficacité, rappelant qu’une majorité de candidats reçoit une proposition dès les premiers jours de la phase d’admission.

La plateforme permet aux familles d’accéder à des informations détaillées sur chaque formation : statut de l’établissement, caractère sélectif, nombre de places disponibles, reconnaissance par l’État ou encore éligibilité aux bourses sur critères sociaux. Les candidats peuvent également consulter les taux d’accès selon le type de baccalauréat, ainsi que des données sur l’insertion professionnelle et les niveaux de rémunération après la formation.

Stress des candidats et accompagnement renforcé par l’État

Si Parcoursup est présenté comme un outil de transparence et d’équité, il reste largement perçu comme anxiogène. Selon les chiffres du ministère, une large majorité de lycéens juge la procédure stressante, et seuls une minorité la considèrent pleinement juste. En 2025, près de 980 000 candidats avaient déposé un dossier, dont 92 % des lycéens avaient reçu au moins une proposition, preuve que le système permet globalement une affectation massive.

Pour cette édition 2026, les pouvoirs publics annoncent un renforcement de l’accompagnement, avec des tchats en ligne, un numéro vert et un canal dédié sur WhatsApp. Une aide utile, à condition qu’elle ne masque pas l’essentiel : la nécessité pour les élèves de construire un projet cohérent, réaliste et exigeant.

Dans un contexte de massification de l’enseignement supérieur, Parcoursup demeure un outil de régulation indispensable. Il appartient désormais aux candidats de s’en saisir avec sérieux et discernement, et à l’État de garantir un cadre clair, stable et lisible, au service de l’égalité des chances et de l’excellence académique.

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