Un incident de sécurité a perturbé la liaison maritime entre Pointe-à-Pitre et Marie-Galante, lundi 29 décembre, en fin d’après-midi. À bord de L’Express des îles, un passager avait dissimulé dans ses bagages une dizaine de recharges de gaz, un matériel strictement prohibé en transport maritime. L’alerte donnée à l’équipage a conduit au déclenchement immédiat des procédures de sûreté, avec des conséquences pour l’ensemble des voyageurs.
Une procédure de sécurité déclenchée avant le départ
Le départ du navire, prévu à 17h15, a été retardé d’environ une heure et demie. Informé de la possible présence d’une bonbonne de gaz, le capitaine a d’abord lancé un appel à la responsabilité afin que le passager concerné se manifeste. En l’absence de réponse, la décision a été prise de débarquer l’ensemble des passagers pour procéder à une inspection complète, avec l’appui du personnel supplémentaire et des services de sûreté du port de Guadeloupe.
Cette opération a permis de découvrir et de sécuriser, hors des espaces passagers, une dizaine de recharges de gaz polyuréthane dissimulées dans des bagages. La bouteille de gaz initialement signalée n’a en revanche pas été retrouvée. Une fois le danger écarté, le navire a pu repartir vers 18h40, après réembarquement des voyageurs.
La direction de FRS L’Express des îles rappelle que le transport de gaz, carburants, produits inflammables, explosifs ou objets dangereux est formellement interdit à bord des navires, conformément aux règles de sécurité maritime. La liste des objets prohibés est affichée dans les gares maritimes et sur les supports d’information de la compagnie. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales prévues par la réglementation et à une exclusion du transport.
Cet incident, survenu au lendemain d’un événement similaire, relance les interrogations sur le respect des consignes à l’embarquement et sur la vigilance des passagers, alors que la sécurité maritime demeure un impératif absolu pour la desserte des îles.




