Au troisième jour de l’éruption du Piton de la Fournaise, la situation reste sous contrôle. Ce dimanche 15 février en fin d’après-midi, le front de coulée demeurait figé dans le bas des Grandes Pentes, à 660 mètres d’altitude et à 2,6 kilomètres de la Route des Laves, une distance réévaluée dans la journée après une première estimation à 2,2 kilomètres.
Une éruption sous surveillance mais sans menace immédiate pour la route
Depuis vendredi, la longue langue de lave dévale le secteur du Brûlé, entre Saint-Philippe et Sainte-Rose. Mais comme l’avaient anticipé les spécialistes de l’Observatoire volcanologique, son avancée a nettement ralenti. L’intensité de l’éruption a diminué et une seule fissure reste active. Le débit, estimé à 30 m3 par seconde au début du phénomène, est désormais bien plus faible.
À ce stade, rien ne laisse présager ni une fin imminente de l’éruption ni une reprise brutale d’intensité. La lave continue de progresser de manière régulière, mais modérée. Selon les observations réalisées sur le terrain, il n’est pas envisagé pour l’instant que la coulée atteigne ou traverse la Route des Laves.
Le volcan réunionnais a toutefois surpris par la rapidité de son déclenchement, intervenu en seulement 35 minutes. Dès la première soirée, la coulée était visible dans les Grandes Pentes, attirant immédiatement touristes et habitants. L’affluence reste importante, notamment de nuit, lorsque les bras incandescents sont plus spectaculaires. En journée, seules quelques fumerolles trahissent l’activité en cours.
Les autorités rappellent néanmoins que si la lave venait à couper la route, un dispositif de sécurité serait immédiatement déployé et l’accès à la zone strictement encadré. En attendant, le Piton de la Fournaise offre un spectacle impressionnant, mais sous surveillance constante.




