Depuis la fin de la courte éruption, survenue dans la matinée du mardi 20 janvier, le Piton de la Fournaise reste agité sous son sommet. L’Observatoire volcanologique enregistre toujours une sismicité volcano tectonique superficielle, mais celle ci diminue nettement depuis seize heures, ce qui rend moins probable une reprise imminente ce mercredi 21 janvier.
Une pression encore présente sous le sommet
Le rythme des séismes est passé d’environ dix événements par heure à une moyenne de trois, un niveau comparable à celui observé avant l’éruption. Les signaux restent localisés autour de deux kilomètres de profondeur sous le sommet, ce qui indique que le système d’alimentation superficiel demeure sous pression. Les spécialistes rappellent toutefois que ce processus de pressurisation peut se prolonger pendant plusieurs jours, semaines, voire mois, avant une nouvelle injection de magma vers la surface, ou au contraire s’interrompre sans déboucher sur une nouvelle éruption à brève échéance.
Sur le terrain, les rougeoiements des coulées s’estompent, signe que la surface de la lave se refroidit. Le cœur des coulées peut toutefois rester chaud pendant plusieurs mois, tandis que des fumerolles persistent, avec une intensification possible après les épisodes de pluie.
Après plus de deux ans de calme, le volcan a recommencé à tenir les Réunionnais en haleine dès la fin novembre 2025. L’Observatoire a procédé à des prélèvements sur les laves émises au niveau des quatre fissures éruptives afin de déterminer s’il s’agit d’un magma récemment remonté des profondeurs ou d’un magma résiduel du réservoir superficiel.
La vigilance reste donc de mise, mais le signal envoyé par la baisse de la sismicité est clair : à ce stade, l’hypothèse d’une reprise immédiate s’éloigne.




