Quatre jours après le début de l’éruption, le Piton de la Fournaise reste actif ce lundi 16 février. Si l’intensité a diminué, l’activité se poursuit, confirme l’Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise. Le front de coulée, situé dans les Grandes Pentes, n’est plus actif depuis près de 24 heures. La lave se trouve à environ 2,6 kilomètres de la RN2, à 660 mètres d’altitude. Les coulées visibles la nuit se concentrent désormais en amont des Grandes Pentes.
Un phénomène rare sous la pression de la lave
Les spécialistes ont observé un événement inhabituel : un ancien cône, situé à proximité du site éruptif, s’est déstabilisé sous la pression de la lave accumulée. Cette déstabilisation a généré une petite coulée pyroclastique, un nuage brûlant composé de gaz, de cendres et de fragments rocheux. Un phénomène rare, mais déjà observé par le passé. Les scientifiques rappellent que le volcan demeure imprévisible et que la prudence reste de mise, même lorsque l’activité semble faiblir.
Une seule fissure reste active sur le flanc sud-sud-est, avec des fontaines de lave atteignant environ 15 mètres de hauteur. L’intensité du trémor, indicateur de l’émission de lave et de gaz, a augmenté dimanche après-midi avant de légèrement diminuer dans la nuit. Une sismicité persistante sous le sommet montre toutefois que le système reste sous pression, ce qui n’exclut pas l’ouverture de nouvelles fissures.
Ce lundi matin, des prélèvements ont été réalisés sur le terrain. Les analyses permettront de déterminer si le magma émis correspond à un nouvel apport profond ou à un résidu du cycle éruptif précédent. Un cône est actuellement en formation dans l’enclos, signe que l’éruption, bien que moins spectaculaire qu’au premier jour, demeure active et surveillée de près.




