La Polynésie française enclenche une opération d’ampleur contre les épaves maritimes qui dégradent les lagons. Le ministre des Grands travaux et de l’Équipement, en charge des Transports terrestres et maritimes et de la décentralisation, Jordy Chan, annonce le lancement d’un nouveau programme de nettoyage, avec un appel d’offres publié pour la dépollution et le retrait de 11 navires abandonnés sur le domaine public maritime.
Un appel d’offres, un calendrier, et une exigence de résultat
Le marché porte sur des navires présents parfois depuis plusieurs années, devenus des dangers avérés pour la navigation, les récifs coralliens et l’environnement marin. En cause, des sources de pollution connues, hydrocarbures résiduels, batteries, peintures et déchets divers. L’objectif affiché est le retrait définitif, avec remise en état complète des sites concernés, dans le respect strict des milieux naturels.
Les entreprises candidates devront proposer une intervention sans rejet en mer. Les navires devront être intégralement dépollués, démontés puis évacués, avec un traitement des déchets par des filières adaptées et conformes à la réglementation. La date limite de remise des offres est fixée au 16 février.
Des sites prioritaires dès le deuxième trimestre 2026
Les premières interventions sont prévues à partir du deuxième trimestre 2026 sur plusieurs secteurs jugés prioritaires, notamment Huahine et Raiatea dans les îles sous le vent, Aratika dans les Tuamotu et Moorea dans les îles du vent. Le programme doit ensuite se déployer progressivement sur l’ensemble de l’année 2026.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large engagée depuis le début de la mandature pour résorber durablement les navires abandonnés. Le message politique est limpide : les lagons polynésiens ne sont pas une décharge flottante. Protéger ces espaces, c’est protéger l’économie de la mer, la sécurité des usagers, la biodiversité et l’attractivité du Pays, avec des décisions concrètes plutôt que des slogans.




