Deux accidents mortels impliquant des scooters ont endeuillé la Polynésie française dans la nuit de samedi à dimanche. À Bora Bora comme à Huahine, deux hommes ont perdu la vie dans des circonstances distinctes. Il s’agirait des premiers décès liés à la circulation depuis le début de l’année, un signal d’alerte pour la sécurité routière sur les îles.
Le premier drame s’est produit samedi soir, vers 21h30, à Faanui, sur l’île de Bora Bora, à proximité des quais. Un homme de 38 ans circulant en scooter adoptait une conduite jugée dangereuse, zigzaguant sur la chaussée. Il a fini par percuter un véhicule arrivant en sens inverse. Grièvement blessé, son pronostic vital a rapidement été engagé. Il est décédé dans la nuit malgré l’intervention des secours. Une enquête a été ouverte et des analyses sont en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.
Un second drame à Huahine, les causes encore à éclaircir
Quelques heures plus tard, un autre accident mortel est survenu à Huahine. Dimanche matin, vers 8h30, un homme d’une cinquantaine d’années a été découvert sans vie dans un caniveau à Fitii. Il portait un casque et son scooter se trouvait à proximité, sans tiers apparent impliqué. Là encore, les gendarmes ont engagé des investigations et procédé à des analyses afin de comprendre les causes de ce décès.
Ces deux drames, rapprochés dans le temps, interrogent sur les conditions de circulation et les comportements à risque, en particulier sur des axes où la vigilance devrait être maximale, de nuit comme au petit matin.
Sécurité routière : responsabilité individuelle et fermeté indispensables
Alors que la Polynésie française n’avait pas encore enregistré de décès sur les routes depuis le début de l’année, ces accidents rappellent brutalement la fragilité des usagers de deux-roues. Excès de vitesse, conduite imprudente ou perte de contrôle peuvent avoir des conséquences irréversibles.
Face à ces tragédies, la prévention ne peut suffire sans une prise de conscience individuelle et une application rigoureuse des règles. Le respect du code de la route, le contrôle des comportements dangereux et la fermeté des autorités sont des impératifs pour endiguer cette spirale mortelle. La sécurité routière relève pleinement de l’ordre public et de la responsabilité collective, afin que les routes polynésiennes cessent d’être le théâtre de drames évitables.




